Les Océanes Atlantique 2026
4e édition – du 12 au 14 octobre
Le Pouliguen
Les yeux sur l’océan
Changer les mondes du littoral et de la mer
Un événement France-Québec
Programme 2026
Le collectif « LittOceanes, Initiatives et Territoires »
lance le nouveau cycle des Océanes Atlantique 2026-2028.
Les territoires côtiers et insulaires français et québécois font face à des défis systémiques majeurs : érosion, submersion, pression touristique, recomposition économique, perte de biodiversité, conflits d’usage. Ces défis ne sont propres ni à la France, ni au Québec, ils sont partagés par de nombreux territoires littoraux dans le monde, où les initiatives locales se multiplient, bien qu’elles restent trop souvent fragmentées, isolées, ou peu articulées entre elles.
Créé en mars 2026, le collectif « LittOceanes, Initiatives et Territoires » regroupe de nombreuses associations et réseaux d’associations qui partagent le constat qu’aucun acteur, aucune discipline, aucune institution ne peut répondre seul à la complexité littorale et marine.
Le collectif « LittOceanes, Initiatives et Territoires » propose ainsi de mettre en synergie les initiatives existantes, de créer des espaces de coopération, de faire émerger des récits communs, et ainsi accompagner les territoires terre-mer dans une transformation profonde, durable et partagée.
Issu des précédentes éditions des Océanes Atlantique (2023-2025), c’est à présent ce collectif qui va, dès cette année, piloter le nouveau cycle des Océanes Atlantique (2026- 2028) en association étroite avec la ville du Pouliguen, et en partenariat avec l’Institut France-Québec pour la recherche maritime (IFQM), ainsi que Mer-Veille Energie, éditeur du site dédié aux énergies renouvelables en mer.
L’édition 2026 des Océanes Atlantique s’inscrit dans un contexte marqué par l’inquiétude et l’incertitude, les élus locaux du littoral rappellent que le courage ne consiste pas à ignorer la peur, mais à la dépasser collectivement. Se rassembler, croiser les expertises, des chercheurs, des associations, des entreprises maritimes et littorales, et des collectivités, telle est la démarche de l’évènement en offrant des espaces de dialogue pour mieux comprendre les enjeux et prendre les décisions appropriées.
Changer les mondes du littoral et de la mer aujourd’hui, c’est d’abord affronter les transitions écologiques et énergétiques qui redessinent ces espaces fragiles et menacés : montée des eaux, érosion, recomposition des écosystèmes, décarbonation. Les territoires terre-mer deviennent des laboratoires d’adaptation où se mêlent protection, restauration, renaturation, gestion durable des ressources et arbitrages entre usages souvent concurrents. Le littoral et la mer se font terrains d’expérimentation technique, sociale autant que politique.
Ces mutations matérielles s’accompagnent de nouveaux imaginaires et s’appuient sur des savoirs anciens. La mer devient tour à tour espace de résilience, repère et espace d’incertitude, espace de culture et de mémoire. Ces récits traditionnels, artistiques, scientifiques, touristiques, façonnent la manière dont les sociétés se projettent dans une zone côtière en transformation.
Enfin, ces dynamiques se traduisent dans les pratiques sociales : habiter, travailler, se divertir, défendre ou transformer le littoral. Les conflits d’usage, les mobilités résidentielles, les initiatives citoyennes et éducatives, et les activités économiques témoignent de la vitalité et des tensions propres à ces espaces d’interface.
Ainsi, transitions écologiques et énergétiques, innovations techniques, imaginaires renouvelés et pratiques sociales forment un ensemble cohérent pour comprendre comment se vivent, se transforment et se rêvent les mondes littoraux et marins du XXIᵉ siècle :
- Le Pouliguen, port d’attache d’un projet local, national et international, où son projet de Maison de la mer et de l’Océan est défini comme un tiers-lieu maritime ancré localement mais connecté aux réseaux nationaux et transatlantiques ; un centre de ressources pour les transitions littorales ; un laboratoire citoyen pour les innovations terre–mer ; un futur lieu d’accueil pour résidences scientifiques, artistiques, entrepreneuriales ;
- LittOceanes, Initiatives et Territoires : une onde collective, qui considère la création de la Maison de la mer et de l’Océan comme un pilote territorial réplicable et point d’ancrage d’un réseau partageant outils, méthodes, innovations, accélérateur de projets (énergies marines, adaptation, culture maritime, économie bleue régénérative), et acteur de médiation entre scientifiques, industriels, collectivités et citoyens ;
- Le Québec, un partenaire stratégique co-constructeur de coopérations littorales et maritimes en termes scientifiques, techniques et culturels, contribuant à un hub transatlantique de projets pilotes (risques de submersion/érosion, aménagement portuaire et travaux d’entretien de chenaux de navigation, adaptation, culture maritime, économie bleue).
Avec le lancement d’un nouveau cycle de trois ans, les Océanes Atlantique 2026 ambitionnent de se positionner comme un catalyseur des transitions littorales et maritimes pouvant s’inscrire dans le cadre de programmes de formations initiales et professionnelles.
L’événement annuel confirme son positionnement comme un espace de dialogue entre science et société, industrie, territoires et citoyens, un pont transatlantique entre la France et le Québec, et un promoteur de projets portés par le collectif national LittOceanes, Initiatives et Territoires.
Les Océanes Atlantique seront suivis le 15 octobre par un webinaire organisé par la Région Normandie – et IFQM, puis les 19 et 20 novembre 2026 à Paris du colloque des dix ans de la création de l’IFQM : grand rendez-vous de la coopération maritime France-Québec, Forum maritime France-Québec : science, innovation et nouvelles perspectives.
Jour 1 : Lundi 12 octobre
| 8h30-9h00 | Accueil Salle André Ravache, 8 place de la Duchesse Anne – 44510 Le Pouliguen |
| 9h00-9h45 | Séance plénière : Horizons changeants et littoraux en mutation Accueil :
Présentation et organisation des deux journées des Océanes Atlantique du Pouliguen sous l’égide du collectif « LittOceanes, Initiatives et Territoires » :
Les mondes littoraux sont devenus des laboratoires de transition territoriale, où se rencontrent nature, urbanisation et innovation sociale. Entre montée des eaux, pressions touristiques, aspirations écologiques et espaces de production d’énergies, ces espaces deviennent des terrains d’expérimentation pour inventer de nouvelles manières d’habiter, produire et protéger. Ils sont également sources et ressources, à l’interface entre terre et mer, offrant à tous ceux qui y vivent l’opportunité de repenser leurs pratiques face aux défis climatiques et économiques. Modératrice : Brigitte Bornemann, Co-fondatrice des Océanes Atlantique, présidente de « LittOceanes, Initiatives et Territoires » |
| 10h00-10h15 | Échanges |
| 10h15-11h00 | Exposé : Réconcilier les mondes du littoral et de la mer Les parcs en mer, sources de connaissances et sites de production et d’innovation. Retour sur 15 années de débat public sur l’éolien en mer :
Un constat, un environnement politique et socio-économique évolutifs et nouvelles perspectives. Échanges avec la salle |
| 11h00-11h30 | « LittOceanes, Initiatives et Territoires » – Premier inventaire d’initiatives littorales et marines Le collectif « LittOceanes, Initiatives et Territoires », au cœur des transformations littorales, a convenu de la mise en œuvre d’une première cartographie des initiatives existantes. L’objectif est de commencer par ce qui concerne plus particulièrement la gestion du recul du trait de côte* et le développement des liens entre les parcs éoliens en mer et les territoires côtiers correspondants. Une première ébauche sera proposée lors des Océanes Atlantique 2026.
* Un webinaire est prévu organisé par la Région Normandie et l’IFQM sur des exemples |
| 11h30-12h00 | Saynète : « Le changement climatique, c’est bien, c’est mal ? » interprété par douze d’élèves de 4e-5e du collège Jules Verne du Pouliguen Présentation Christelle Capel – enseignante et coordinatrice d’une aire marine éducative, en présence d’Isabelle Reboisson, principale du collège Jules Verne |
| 12h00-12h30 | Présentation des ateliers parallèles de l’après-midi Les quatre ateliers composent un parcours cohérent pour penser l’avenir des territoires littoraux. Le premier éclaire « les effets des parcs éoliens en mer et leurs raccordements sur la biodiversité », en croisant science et perceptions citoyennes. Le deuxième interroge leur place dans les aires marines protégées et les zones à protection forte, au regard des tensions entre protection et économie bleue. Le troisième complète l’ensemble en travaillant les interfaces sciences–politique–société, afin de transformer ces connaissances en actions territoriales via un pilote de démonstration mobilisant acteurs locaux, collectivités, scientifiques et industriels. Ensemble, ils permettent de relier connaissances, usages et coopération, pour construire des trajectoires littorales intégrées et durables. Le quatrième atelier se tiendra en ligne, il reprendra l’ensemble de ces thématiques en lien avec le changement climatique sous le titre de ‘territoires sentinelles’ entre la France, le Québec, et le Gabon en Afrique de l’Ouest. Atelier 1 : Éoliennes en mer, raccordements et biodiversité – L’Expertise Scientifique Collective (ESCo) à l’épreuve du terrain, avec le CNRS et l’Ifremer
(organisé et présentiel et en distanciel avec le Gabon) Le littoral garde le moral ! Des territoires sentinelles pour passer du
|
| 12h30-13h30 | Pause cocktail déjeuner |
| 13h45-14h00 | Répartition des Ateliers avec les participants, scientifiques, acteurs, étudiants, élus, associations… autour des énergies renouvelables en mer. Les quatre ateliers se tiendront en parallèle dans la Salle des fêtes A. Ravache |
| 14h00-14h30 | Rappel par chaque coordinateur de l’organisation des quatre Ateliers Présentation des attentes des coordinateurs de la part des groupes de travail répartis par ateliers, expertises scientifiques et expertises terrain. Les membres fondateurs de « LittOceanes, Initiatives et Territoires » sont répartis dans les ateliers en binôme avec les coordinateurs et un élu du Pouliguen par atelier, avec des étudiants, des habitants du Pouliguen |
| 14h30-17h00 | Ateliers parallèles Avec le concours non exhaustif de : opérateurs, UICN France (GT EMR), Cohabys-La Rochelle Université, Bureau d’études, ONG, GDR EMR… Aquaculture/conchyliculture ; Projet restauration Algues à l’île de Houat : Philippe Le Fur (maire de l’île de Houat et vice-président des îles du Ponant), Roland Tournier (conseiller municipal – Houat), Denis Brodin (conseiller municipal – Houat) . José Manuel Lamarque Grand reporter, Jean-Paul Cadoret ; Economie bleue et conservation (Respect Ocean), Jasmine Attig (WE Evolen), Régions de France, Association Nationale des élus des Littoraux, IFQM, Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), associations environnementales, médiation scientifique. Pêche, Corepem, associations et coopératives des pêches, bureaux d’études, Laurent Lungeri (SeeOnSea-energiesdelamer.eu) carte de la biodiversité des parcs éoliens en mer, Solenn Renier, chargée de mission « Energies renouvelables et Biodiversité » Comité français (UICN)…, Deborah Benkort (Institut des sciences de la mer de Rimouski – Québec), Institut National de Recherche Halieutique (INRH) – Forum de la Mer d’El Jadida (Maroc), Gilles Foucher (ostréiculteur – Pénestin)… Atelier 1 : Éoliennes en mer, raccordements et biodiversité – L’Expertise scientifique collective (ESCo) à l’épreuve du terrain L’ESCo sur les effets des parcs éoliens en mer et leur raccordement sur la biodiversité constitue aujourd’hui la synthèse scientifique la plus complète sur le sujet. Elle montre que les effets des parcs éoliens en mer sont réels mais très variables, dépendant des espèces, des contextes écologiques et des technologies. En termes d’obstacle, de bruit, d’effet récif, les effets sont plutôt bien connus. Les connaissances restent par contre fragmentaires pour ce qui est des effets cumulés, à grande échelle, et sur la durée. Ce sont ces incertitudes qui sont interprétées par les citoyens comme un risque majeur, là où les scientifiques les voient comme un besoin de recherche supplémentaire. Sans s’opposer, les deux visions ne se recouvrent pas et sont donc complémentaires : l’une apporte des faits, l’autre exprime les attentes sociales et les seuils d’acceptabilité. Tel est l’objectif de cet atelier, que de mettre en parallèle les conclusions scientifiques de l’ESCo et la perception des citoyens sur le littoral.
Le développement de « l’économie bleue », dont l’énergie marine, impose la reconfiguration des espaces et des usages de la mer. Car la France met en œuvre tout à la fois le développement des énergies marines et la protection renforcée de l’écosystème marin, dans un milieu qui est également notre ressource halieutique. Tous usages dont les cohabitations sont couramment pensées en termes d’exclusion. Mais peut-on poser la question autrement ?
Cet atelier explore la manière de mettre en synergie les connaissances utiles à l’action — celles des scientifiques, mais aussi les savoirs et savoir-faire (érosion et submersion) des acteurs locaux, associations, collectivités, pêcheurs, citoyens, etc… L’objectif est de définir une stratégie de coopération entre industrie, recherche, agences publiques et initiatives de terrain, qui puisse être mise en œuvre concrètement dans un pilote territorial de démonstration, animé par LittOceanes, Initiatives et Territoires, permettant de catalyser les projets existants. Au croisement de la gestion du trait de côte et des nouveaux liens socio-économiques liés aux parcs éoliens en mer dont les questions de protection, il s’agit de construire des interfaces où les connaissances circulent, se complètent et deviennent opérationnelles pour les territoires littoraux. Cet atelier vise ainsi à préciser comment sciences, politiques publiques et société peuvent co-produire des solutions adaptées, cohérentes et mobilisatrices.
Un territoire sentinelle est une zone géographique située aux avant-postes des dérèglements écologiques. Cet atelier évoque deux territoires sentinelles confrontés de manière concrète à ces transformations, Pornic-Presqu’Île de Guérande et Port-Gentil, mis en miroir par un duplex France-Gabon-Québec. Il s’agit d’abord de s’acculturer à la notion de risque et de comprendre comment celui-ci naît de la rencontre entre un aléa, des enjeux exposés et leurs vulnérabilités. Face au même phénomène climatique, les risques encourus et les capacités d’adaptation diffèrent profondément selon les caractéristiques du territoire : c’est ce décentrement que le miroir rend visible. Comprendre le risque n’est qu’un point de départ. Réunis en sous-groupes, les participants identifient les acteurs à mobiliser sur leur territoire, font émerger collectivement des pistes d’action, puis les priorisent. L’enjeu : montrer qu’en quelques heures (4 heures), la mise en commun des connaissances et des capacités fait apparaître de premières mesures concrètes à appliquer. Convertir ainsi le sentiment d’impuissance en pouvoir d’agir collectif.
|
| 17h30-19h00 | Écriture et mémoire : rencontre avec les auteurs Ouvert au grand public (sur inscription) Grand témoin : José-Manuel Lamarque – Grand reporter et auteur distingué parmi les lauréats du Prix Littéraire 2026 Marine Bravo Zulu (code OTAN qui signifie félicitations) pour Chroniques littorales – Des origines de l’océan au monde de demain (décerné par l’ACORAM – Association des Officiers de Réserve de la Marine nationale) Corinne Copin – Présentation du Prix littéraire Étoiles bleues de Génération Mer Yann Leborgne – association Cronos, Mise en mémoire de la tempête Xynthia, Laurent Vidal – Historien pour La Rochelle Université et Ethnopole Humanités Océanes (vidéo : la construction de la mémoire pour bâtir l’avenir) Marie Massé, conceptrice paysagiste ÉSAJ et architecte DE ENSA de Belleville, présente le musée des Tempêtes : un tiers-lieu pour se rencontrer et partager autour de la mémoire du risque Suivi d’un moment de discussions à l’espace exposants et partenaires. |
| 19h00-20h00 | Cocktail dînatoire offert par la Ville du Pouliguen |
| 20h30 | Projection film Cinéma Pax 20h30-20h45 : Accueil Norbert Samama – présentation par Philippe Arnera. |
| 22h30 | Fin de la première journée |
Jour 2 : Mardi 13 octobre 2026
| 8h30 | Accueil Salle André Ravache, 8 place de la Duchesse Anne – Le Pouliguen |
| 9h00-12h00 | Relier les savoirs : restitution des Ateliers – Salle André Ravache Atelier 1 : Éoliennes en mer et biodiversité – L’Expertise scientifique collective à l’épreuve du terrain. Atelier 2 : Des zones de protection forte aux AMCEs, faut-il un débat public ? Atelier 3 : Splendeur et misère des ODDs – Interfaces sciences-politiques pour le développement durable des territoires. Atelier 4 : Territoires sentinelles Les suites et les propositions d’actions du collectif « LittOceanes, Initiatives et Territoires Philippe Le Gal, ostréiculteur – Morbihan, président du Comité National de la Conchyliculture (CNC), protection/restauration Déborah Benkort, Professeure en écologie du plancton, ISMer / UQAR Les coordinateurs et les rapporteurs / modération Brigitte Bornemann |
| 12h00-13h30 | Déplacement vers la plage du Nau, plage de sable fin d’environ 400 mètres de long située au Pouliguen (Loire-Atlantique), entre le port commun de La Baule et de l’Hôtel de Ville du Pouliguen |
| 13h30-14h00 | Retour à la salle A. Ravache |
| 14h00-16h15 | Séance plénière : IFQM – Les Océanes Atlantique La diplomatie scientifique pour l’océan : quelles ambitions communes pour demain ? Alors que le monde traverse une période de profondes transformations politiques, environnementales et géopolitiques, le rôle de la science dans l’éclairage des décisions publiques et la construction des coopérations internationales est appelé à évoluer. Face aux défis croissants auxquels l’océan est confronté, la diplomatie scientifique apparaît comme un levier stratégique pour rapprocher les connaissances, les acteurs et les territoires autour d’objectifs communs. La première COP Océan, prévue en 2027, sera une étape majeure pour structurer cette nouvelle dynamique internationale. Dans ce contexte, le partenariat France–Québec offre un exemple concret de coopération scientifique et diplomatique au service d’un océan durable. Déroulé : 14h00-14h15 : Mot d’accueil et présentation de la session
Modérateur : Youenn Quézédé
|
| 16h15-17h00 | Mots de clôture :
|
| ———— | Les inscriptions sont closes ! Retrouvons-nous l’année prochaine ! energiesdelamer.eu, Jeune Marine, Marine&Océans sont partenaires médias des Océanes Atlantique — Flux RSS Énergies de la Mer : l’actualité des énergies marines renouvelables. |


